Quand, à l’unanimité, reporters comme responsables d’organisations faîtières se désolidarisent de vos discours figés dans le formol, quand tous expriment leur affliction face à vos propos et à votre posture sclérosé, il devient légitime de s’interroger !
N’avez-vous donc aucune responsabilité, en tant que Grand Patron inamovible des patrons de presse, dans la situation actuelle du secteur ?
À quel moment assumerez-vous votre part ? Ou estimez-vous que le ministère, qui a trouvé ce secteur dans l’état où il est aujourd’hui, a le dos suffisamment large pour porter toutes vos fautes de gestion, toutes vos compromissions, souvent en complicité avec des pouvoirs publics irresponsables et sans aucune ambition constructrice pour un secteur pourtant si crucial ?
Est-ce le ministre et son département qui ne payaient pas les salaires ?
Est-ce le ministre et son ministère qui ne réglaient ni impôts ni charges sociales ?
Est-ce le ministre et son ministère qui privaient vos employés, qui trimaient pourtant sous le chaud soleil pour honorer un service si noble, de leurs droits les plus élémentaires ?
Et pourtant, Mamadou Ibra Kane, à longueur d’interviews, s’échine à présenter le gouvernement et son ministère de la Communication comme des « assassins » mus par une « volonté de liquidation » — ce sont bien ses mots.
Sur TFM, ce mardi 26 août 2025, quelques heures seulement après la clôture de l’atelier de consolidation des recommandations issues des Assises nationales des médias et des Journées de concertation du secteur de la communication — atelier auquel lui-même et son CDEPS étaient associés, comme à toutes les initiatives organisées par le MCTN depuis l’arrivée de M. Alioune Sall à sa tête — il a multiplié les invectives.
Même lorsqu’un financement conséquent, obtenu à travers l’un des bras techniques du gouvernement, lui a été accordé, il se garde bien de le mentionner.
Et pourtant, devant tous les responsables des médias, les reporters et les partenaires présents à l’atelier, ce même Mamadou Ibra Kane n’a cessé de saluer la Direction de la Communication et le Ministère pour leur esprit d’ouverture, d’inclusivité et d’écoute. Il s’est même engagé à répondre favorablement à l’invite des pouvoirs publics, en s’inscrivant dans la dynamique de concertation et de « co-construction ».
Comment comprendre qu’un homme, dans un même souffle, exprime reconnaissance et respect, puis, quelques heures plus tard, accuse publiquement ceux qu’il venait d’honorer d’être des « assassins » et appelle à une mobilisation nationale contre eux ?
Quel Mamadou faut-il écouter ?
De grâce, guidez-nous, doyen !
Mamadou Moustapha Diouf
Tres constructif et pertinent comme toujours.