Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant un agent de police en train d’empoigner un chauffeur de minibus a suscité de vives réactions ce mardi. Après vérification des faits, les autorités ont ouvert une enquête interne tout en apportant des précisions sur le déroulement des événements.
Selon les informations recueillies, le chauffeur d’un minibus de transport interurbain, communément appelé « Cheikhou Chérifou », arrivant de la route de Tambacounda, a été interpellé à l’entrée de Kaolack pour usage abusif de ses feux de route. Ces derniers éblouissaient dangereusement les autres usagers de la route, selon la version du policier préposé à la circulation.
Interpellé, le chauffeur s’est vu notifier une contravention pour « usage de feux non conformes ». Au lieu de se soumettre à la procédure, il a refusé d’obtempérer, entravant délibérément la mission de l’agent. Il a tourné autour du fonctionnaire tout en proférant insultes et provocations à l’encontre de l’institution policière.
Face à cette obstruction caractérisée qui bloquait la circulation, le policier a saisi le chauffeur par le col pour l’obliger à dégager la chaussée. C’est ce geste, filmé et diffusé hors contexte, qui a alimenté la polémique sur les réseaux sociaux.
Alertés, les éléments de police secours ont rapidement pris en charge la situation. Le chauffeur a été conduit au commissariat et mis à la disposition de l’adjudant de permanence. Soumis à un alcootest, celui-ci s’est révélé négatif.
Lors de son audition contradictoire avec l’agent verbalisateur, le chauffeur a reconnu ses torts. Il a présenté ses excuses, expliquant son comportement par un « moment de colère ». Il a ensuite réglé l’amende forfaitaire et a été autorisé à quitter librement les lieux.
Il convient de noter que le chauffeur avait déjà été condamné à deux ans de prison ferme lors d’une précédente altercation avec un agent de police.
Malgré le règlement amiable de l’incident sur le terrain, la hiérarchie policière a décidé de ne pas classer l’affaire. Sur instruction du commandement, la brigade prévôtale a ouvert une enquête interne afin d’établir avec précision l’ensemble des circonstances de l’incident et d’évaluer le comportement des deux parties.
Cette démarche vise à faire toute la lumière sur les faits et à préserver à la fois l’ordre public et la confiance entre les forces de l’ordre et les usagers de la route.