Entre samedi 22 Août au dimanche 23 Août, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a visité les grandes cités religieuses. De Thiès à Tivaouane en passant par Kaolack, Ndiassane et Thiénaba, il a profité de l’occasion pour clarifier sa position sur les fonds politiques et la gestion des ressources publiques.
Ce n’était pas seulement une visite de courtoisie et d’amitié : il fallait aussi dissiper la polémique. Quelques jours auparavant, la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL) avait dénoncé un changement de discours et l’avait accusé de maintenir l’opacité du système présidentiel.
Face aux accusations de vouloir supprimer définitivement ces enveloppes, Ousmane Sonko précise que son objectif est de les soumettre à un contrôle strict.
En visite chez Serigne Mbaye Sy Abdou, dit Ndiol Fouta, il a affirmé n’avoir jamais demandé la suppression des fonds politiques destinés aux guides religieux.
« Certains veulent me mettre en mal avec les autorités religieuses en disant que ce qui me déplaît, c’est le fait qu’on leur donne de l’argent. Je n’ai jamais dit que les fonds politiques ou la caisse noire doivent être éliminés. J’ai dit qu’ils doivent être encadrés pour plus de transparence », a-t-il expliqué.
Devant le khalife de Médina Baye, Serigne Mahi Niass, il s’est interrogé : « Certains l’appellent fonds spéciaux, fonds politiques ou caisse noire. Cher guide, est-ce que la religion accepte qu’on prenne l’argent du contribuable, qu’on remette des milliards et qu’on dise qu’il n’y a pas de contrôle ? La transparence, c’est notre credo. C’est ce pour quoi nous nous battons. »
Lors de sa visite à Tivaouane chez Serigne Habib Sy qui en a profité pour annoncer son adhésion au parti Pastef, Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité de rendre compte de l’utilisation de ces fonds et d’accroître l’appui aux foyers religieux de manière institutionnelle.