Le sous-préfet de l’arrondissement de Fissel a finalement interdit la journée de lancement de la vente des cartes de membre de PASTEF-Les Patriotes prévue à Ndiaganiao. Cette décision, intervenue moins de 24 heures après une autorisation initiale, suscite de vives critiques de la part de militants du parti, qui dénoncent une « pression politique ».
Selon plusieurs sources concordantes ce vendredi 28 août 2026, le sous-préfet de Fissel avait dans un premier temps donné son accord pour l’organisation d’une journée de vente et de lancement des cartes de membre de PASTEF à Ndiaganiao (arrondissement de Fissel, département de Mbour).
Dans les heures suivantes, l’autorité administrative a rétropédalé et notifié une interdiction. Les motifs invoqués sont les risques de troubles à l’ordre public et l’insuffisance des forces de sécurité pour encadrer l’événement. Ces arguments sont les mêmes que ceux utilisés ces derniers mois dans d’autres localités (Mbour, Tivaouane, Fann-Point E-Amitié, etc.) pour interdire ou restreindre des opérations similaires de placement de cartes de PASTEF.
Des responsables et militants locaux, dont Ibrahima Mbissane Faye, ont immédiatement réagi en parlant de « honte » et de « démocratie à terre ». Ils estiment que ce revirement éclair résulte d’une « forte pression du régime » de Bassirou Diomaye Faye. L’un des posts les plus partagés ce jour-là résume : « En 24 h seulement, le sous-préfet de Fissel rétropédale et interdit la journée de lancement de cartes de membres de PASTEF Ndiaganiao. »
Ce n’est pas la première fois que PASTEF se heurte à des restrictions administratives pour ses campagnes d’adhésion. Depuis plusieurs semaines, des arrêtés préfectoraux ont bloqué ou limité des opérations de vente de cartes dans différents départements, au nom de la préservation de l’ordre public. Le parti, qui a relancé massivement le placement de cartes en 2026 sous la supervision d’une Commission nationale de placement des cartes (CNPC), conteste régulièrement le bien-fondé de ces interdictions et a annoncé vouloir saisir systématiquement la justice.
À ce stade, ni le sous-préfet de Fissel ni la préfecture de Mbour n’ont publié de communiqué officiel détaillant davantage les motivations de la décision. Les organisateurs locaux de PASTEF n’ont pas encore indiqué s’ils maintiendront l’activité sous une autre forme ou s’ils engageront un recours.
Cet épisode s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre le parti au pouvoir et certaines autorités territoriales autour de l’exercice des libertés de réunion et d’organisation politique. Il reste à voir si la décision de Fissel restera isolée ou s’inscrira dans une série plus large de restrictions.