Les tensions entre le chef de l’État et le Premier ministre se jouent également sur les réseaux sociaux. Une campagne de désabonnement massif a été lancée contre le compte de Bassirou Diomaye Faye. Résultat : en 24 heures, l’actuel locataire du palais a perdu plus de 40 000 abonnés.
Ces « patriotes » se disent trahis et se disent prêts à mener le combat contre leur désormais ex-secrétaire général de parti. Comme à la guerre, tous les coups sont permis. Le week-end a été marqué par des appels au désabonnement sur la page Facebook du président de la République. Le résultat montre une chute libre de la popularité de Bassirou Diomaye Faye sur internet.
La colère des « patriotes » est née d’un constat selon lequel le président aurait arrêté de suivre Ousmane Sonko sur Facebook. Même si quelques heures plus tard, les deux comptes se suivaient à nouveau, l’armée digitale de Pastef n’a pas baissé la garde et a multiplié les désabonnements. Même la Première dame, Absa Faye, n’a pas été épargnée et des milliers de followers ont également quitté sa page.
À rappeler qu’une partie de la presse a annoncé ce samedi que le Premier ministre avait eu une longue séance de travail avec le président au domicile de Mme Absa Faye. Cette information n’a pas ralentit l’ardeur des jeunes de Pastef, déterminés à manifester leur indignation face à la crise politique actuelle.
Le président a-t-il fait recours à des abonnés fictifs ?
C’est une pratique courante sur Facebook : certaines personnalités ont souvent recours à des abonnés fictifs pour booster leur popularité. Le problème ? Les noms des derniers abonnés du président sont loin de sonner sénégalais. Il s’agit de comptes fictifs, souvent inactifs sur le réseau social. C’est le constat qui a été fait sur la page officielle du président de la République. Les noms de ses nouveaux abonnés renvoient plutôt à des profils asiatiques. De quoi s’interroger : le président chercherait-il à monnayer sa popularité sur Facebook pour contrer la campagne de désabonnement qui le vise actuellement ?
Ce genre de pratiques est courant chez certaines personnalités publiques. Il existe même des agences spécialisées dans la vente d’abonnés, de likes ou de commentaires.
Pour un président de la République, avoir recours à de faux abonnés peut donner lieu à une interprétation négative sur le plan éthique. Cela renvoie l’image d’un leader qui projette une réalité différente de celle qu’il représente réellement.