Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a réagi avec fermeté et sérénité à la décision rendue par le Conseil constitutionnel, qui a invalidé la récente réforme constitutionnelle adoptée par les députés. Dans une déclaration solennelle, il a rappelé l’impératif du respect des institutions républicaines.
« Le Conseil constitutionnel vient de prendre une décision. Au-delà des commentaires et avis que peuvent susciter les motivations retenues, une seule chose reste : CETTE DÉCISION S’IMPOSE À TOUS ! Dont acte ! »
Un rappel des principes démocratiques
Dans son message, Ousmane Sonko insiste sur la séparation des pouvoirs et le rôle essentiel de chaque institution dans la stabilité démocratique du Sénégal. Selon lui, lorsque les institutions jouent pleinement leur rôle dans leurs périmètres respectifs, « aucune crise ne peut survenir ».
Il a par ailleurs tenu à rassurer le peuple sénégalais sur la continuité du travail législatif :
« Aujourd’hui, je veux donc assurer au peuple sénégalais que l’Assemblée nationale continuera à exercer pleinement la mission qui lui a été confiée : des lois seront votées ou rejetées pour honorer les engagements pris envers ce vaillant et digne peuple. »
La déclaration s’achève sur un vibrant « Vive le Sénégal ! », soulignant l’attachement aux valeurs républicaines et à l’unité nationale.
Cette réaction intervient après que le Conseil constitutionnel a invalidé la loi de révision constitutionnelle portée par l’Assemblée nationale. La haute juridiction a estimé que le texte ne respectait pas les exigences procédurales constitutionnelles. Malgré ce revers pour l’initiative défendue par Ousmane Sonko, ce dernier choisit la voie de l’apaisement institutionnel plutôt que la confrontation.
Cette posture renforce l’image d’un responsable politique qui privilégie le respect de l’État de droit, tout en réaffirmant la légitimité et la détermination de l’Assemblée nationale à poursuivre son mandat au service des Sénégalais.
Au-delà de l’aspect juridique, la déclaration de Sonko apparaît comme un appel au calme et à la maturité démocratique. Dans un pays habitué aux alternances pacifiques et au dialogue institutionnel, ce type de réaction contribue à apaiser les tensions potentielles et à recentrer le débat sur les priorités du peuple : emploi, justice sociale, développement et consolidation des acquis démocratiques.
Le Sénégal, souvent cité en exemple en Afrique de l’Ouest pour sa stabilité institutionnelle, démontre une nouvelle fois la solidité de ses contre-pouvoirs.