À Kédougou, la flambée du prix de l’oignon perturbe de plus en plus le budget des ménages. Le sac d’oignons, qui se négociait naguère autour de 11 500 F CFA, atteint désormais 15 000 F CFA, soit une hausse de 3 500 F CFA en quelques semaines. Cette augmentation, loin d’être anodine, complique le quotidien des ménagères et des familles déjà confrontées à la cherté de la vie.
Sur les marchés de la ville, les vendeurs confirment la rareté du produit. Les stocks se raréfient, les arrivages se font plus irréguliers et les prix s’envolent. « Avant, on arrivait à se procurer un sac à un prix raisonnable. Aujourd’hui, il faut sortir plus d’argent pour la même quantité », témoigne une commerçante. Les ménagères, quant à elles, s’adaptent tant bien que mal : certaines réduisent les quantités utilisées en cuisine, d’autres cherchent des alternatives ou reportent certains plats.
Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de tensions sur l’approvisionnement en produits de première nécessité. L’oignon, ingrédient de base dans la cuisine sénégalaise, occupe une place centrale dans l’alimentation quotidienne. Sa rareté et son renchérissement se répercutent donc directement sur le coût des repas familiaux.
Les causes de cette pénurie restent à préciser localement : difficultés d’approvisionnement depuis les zones de production, problèmes de transport, ou encore tensions sur le marché national. En attendant, les populations de Kédougou subissent de plein fouet les conséquences. Les autorités locales et les acteurs du commerce sont attendus pour des mesures susceptibles d’alléger la pression sur les ménages.
Pour l’heure, les ménagères continuent de faire face, entre inventivité culinaire et vigilance sur les dépenses. La hausse de 3 500 F CFA sur le sac d’oignons n’est pas seulement un chiffre : c’est un fardeau supplémentaire dans un quotidien déjà tendu.