Lors d’une conférence de presse, plusieurs organisations de la société civile ont exigé du chef de l’État la convocation du corps électoral, conformément au calendrier républicain, afin de garantir la tenue des élections territoriales à la date échue.
À quelques mois de la fin des mandats des maires et des élus locaux, l’incertitude planant sur la date exacte du scrutin de janvier 2027 suscite une vive agitation dans le débat public.
Face à cette situation, des figures de la société civile – notamment Ndiaga Sylla du Dialogue Citoyen, Elimane Kane de Legs Africa et Babacar Ba du Forum Justiciables – réclament l’ouverture immédiate du processus électoral.
« Il ne s’agit pas seulement de fixer la date des élections. Une élection se prépare. Elle nécessite notamment la révision et la mise à jour des listes électorales, la convocation du corps électoral, la fixation de la caution, le dépôt et le contrôle des candidatures, ainsi que toute la préparation matérielle et logistique du scrutin », ont déclaré les membres de la société civile.
Ils ont également averti : « Le temps électoral se resserre. Tout retard excessif dans une étape peut avoir des répercussions sur les suivantes et, à terme, affecter la sécurité juridique, la transparence et la crédibilité du scrutin. »
Selon ces organisations, cette démarche constitue une exigence démocratique stricte et ne saurait être assimilée à un acte politique.
Au-delà des faits, la Constitution sénégalaise consacre, en ses articles 3 et 102, les principes fondamentaux de souveraineté populaire, de suffrage universel et de libre administration des collectivités territoriales.
De plus, le Sénégal est signataire de l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit le droit de chaque citoyen de participer à des élections périodiques et régulières.