Dans un sondage informel réalisé à l’issue d’un « Town Hall » de l’ONU le 23 juillet 2026, l’ambassadrice guyannaise Carolyn Rodrigues-Birkett a récolté 46 % des notations favorables, devançant largement ses concurrents : Michelle Bachelet (14 %), Rebeca Grynspan (13 %), María Fernanda Espinosa (10 %), Macky Sall (9 %) et Raphaël Grossi (8 %). Ce résultat marque un premier succès symbolique pour la candidate guyannaise dans la course à la succession d’António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026.
l’ONU, où elle s’est distinguée par son leadership au sein du groupe A3+ (Afrique + Guyana) et son engagement pour le multilatéralisme, la prévention des conflits et le développement durable.
Lors de son dialogue interactif à l’Assemblée générale le 18 juin 2026, Rodrigues-Birkett s’est présentée comme la candidate qui pourrait devenir la première femme Secrétaire générale de l’histoire de l’Organisation. Elle insiste sur un leadership pragmatique : administratrice, médiatrice, négociatrice et porte-parole.
Ses priorités principales incluent :
- La prévention des conflits plutôt que la gestion des crises.
- L’action climatique et la sécurité alimentaire.
- Le renforcement du rôle des petits États insulaires en développement (SIDS) et des pays les moins avancés.
- Une réforme pratique de l’ONU fondée sur la Charte et une plus grande inclusion de la société civile.
Issue d’un petit État en développement riche en ressources mais vulnérable au changement climatique, elle défend une approche réaliste du multilatéralisme : « Nous ne pouvons pas mettre un prix sur la prévention. »
Le sondage du Town Hall n’est qu’indicatif et non contraignant. La sélection du prochain Secrétaire général reste un processus complexe dominé par le Conseil de sécurité et les cinq membres permanents. Cependant, ce score encourageant de 46 % témoigne de la reconnaissance dont bénéficie Carolyn Rodrigues-Birkett parmi les États membres pour son professionnalisme, son intégrité et sa capacité à bâtir des consensus.
La Guyannaise incarne aujourd’hui l’espoir d’une ONU renouvelée, plus proche des réalités du terrain et résolument tournée vers l’avenir. Son parcours inspire déjà bien au-delà des frontières de son pays natal.