Le déploiement massif de l’opération « Sénégal Solidaire » ne laisse personne indifférent. Au-delà de l’aspect purement humanitaire, le journal Yoor Yoor, dans sa une du 7 août 2026, y voit une manœuvre politique subtile.
Sur le terrain, les distributions de centaines de moulins à grains et le soutien matériel apporté aux groupements de femmes rurales sont accueillis avec enthousiasme par les bénéficiaires, sans que ces dernières ne se posent trop de questions.
De son côté, l’entourage de la Première dame soutient qu’il s’agit d’une réponse concrète et urgente à la pénibilité des tâches des femmes de l’intérieur du pays.« J’ai vu de braves dames, soudées dans le travail pour subvenir aux besoins de leurs familles. Elles participent à leur manière à l’économie du pays et, pour cela, elles doivent être soutenues », avait ainsi déclaré Marie Khoné Faye lors du lancement du projet de distribution de 750 moulins à céréales dans la région de Fatick. Cependant, dans l’arène publique, l’ampleur des moyens déployés suscite de vives crispations.
En avril 2026, le magazine Jeune Afrique avait révélé que la fondation Sénégal Solidaire était dotée d’un capital initial en numéraire de 200 millions de FCFA, financé sur les deniers personnels du président.
L’origine des financements et la logistique d’envergure mobilisée pour cette campagne sociale interrogent une partie de l’opinion et de la classe politique, qui réclament une transparence totale sur les budgets engagés.