À la suite de la publication d’un communiqué attribué à la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL), présenté comme une réaction aux propos d’Ousmane Sonko, Hawa Abdoul Ba, secrétaire générale de la Fédération du PDS de Dakar-Plateau, a annoncé qu’elle interviendra prochainement sur les ondes de Yoor-Yoor Bi.
Selon elle, le document en question serait « faux » et relèverait d’une « manipulation » destinée à induire l’opinion publique en erreur. Elle a indiqué qu’elle apporterait des clarifications afin de rétablir, à ses yeux, la vérité sur la position du Parti démocratique sénégalais (PDS) dans cette affaire.
Ce communiqué, daté du 17 août 2026, avait été diffusé au lendemain de la conférence de presse d’Ousmane Sonko du 16 août. Dans ce texte, la FNCL contestait les déclarations de l’actuel président de l’Assemblée nationale concernant un prétendu décret n° 2004-1186 qui aurait justifié l’existence de fonds politiques logés à la Primature sous le régime d’Abdoulaye Wade. La structure libérale affirmait que cette référence ne correspondait à aucun texte réglementaire relatif à l’organisation ou au financement de la Primature, et qu’il s’agissait en réalité du décret n° 2004-822 créant l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). Elle niait également l’existence de fonds politiques propres aux Premiers ministres sous Wade, indiquant que les moyens mis à leur disposition provenaient plutôt des crédits de souveraineté de la Présidence.
Hawa Abdoul Ba, figure connue du PDS et souvent engagée dans les débats internes au parti, n’a pas encore précisé le contenu exact de son intervention. Elle a simplement promis d’apporter des éclaircissements sur la position du PDS et de dénoncer ce qu’elle considère comme une tentative de manipulation.
L’annonce de cette réaction alimente le débat déjà vif autour de la gestion des fonds politiques et des héritages des régimes précédents. Elle intervient dans un contexte politique tendu, marqué par les tensions entre Ousmane Sonko et le pouvoir en place, ainsi que par les recompositions au sein de l’opposition, dont le PDS.