La commune de Mbour a été le théâtre d’un braquage digne d’un film d’action dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août 2026. Vers 3 heures du matin, une quinzaine d’individus encagoulés et lourdement armés ont fait irruption dans un point de transfert d’argent (Wave) situé au croisement de Kaolack, à proximité immédiate de la Banque Islamique.
Selon les informations rapportées par Dakaractu Mbour, les malfaiteurs auraient soigneusement profité d’une forte pluie et d’une coupure d’électricité pour passer à l’action. Des coups de feu ont été tirés au cours de l’opération, semant la panique dans le quartier. Le local, appartenant à Cheikh Dramé, a été délesté d’un butin estimé à 76 millions de francs CFA. Le commando a ensuite pris la fuite.
Une préparation minutieuse : série de vols de véhicules
Le scénario aurait commencé plusieurs heures plus tôt. Les braqueurs auraient d’abord volé un Toyota Hilux appartenant à Amadou Ba, de l’ONCAD. Le véhicule serait cependant tombé en panne, les obligeant à l’abandonner. Ils se seraient ensuite emparés d’un pick-up blanc pour se rendre sur les lieux du braquage.
Dans la même nuit, vers 3 heures, un autre véhicule un Mitsubishi L200 immatriculé AA-256-HG, appartenant à M. Ngor Ndiaye, originaire de Toucar a également été dérobé. Ce L200 a finalement été retrouvé à Gandigal.
Malgré la proximité de la Banque Islamique et de son dispositif de vidéosurveillance, aucune image exploitable des assaillants n’aurait été enregistrée. La coupure d’électricité survenue au moment des faits expliquerait ce dysfonctionnement : les caméras n’auraient pas fonctionné normalement, privant les enquêteurs d’un élément précieux pour identifier les membres du commando.
Une enquête a été ouverte . Les enquêteurs s’emploient à identifier les auteurs, à retracer le parcours du commando et à déterminer s’il existe un lien entre les vols de véhicules et le braquage du point de transfert d’argent. Avec un groupe d’une quinzaine d’hommes armés, une organisation apparente et un butin important, cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité dans la zone.
Les autorités appellent toute personne disposant d’informations à se manifester auprès des services compétents.