Le parti Pastef Les Patriotes a décidé de saisir la Cour suprême suite à l’interdiction, le week-end dernier, de sa journée de lancement de vente de cartes à Ndiaganiao.
Ce litige oppose l’administration territoriale aux militants de Pastef. Tout a commencé le 10 août dernier avec le dépôt d’une demande d’autorisation pour cet événement prévu le 5 septembre. Bien qu’une interdiction ait été notifiée à la dernière minute, une autorisation du sous-préfet avait initialement été accordée le 27 Août.
Face à ce revirement, le parti Pastef et trois de ses représentants, par le biais de leur avocat Me Clédor Ly, ont déposé une requête en référé le 31 août. Ils demandent au juge la suspension de l’arrêté N°87/AF/SP/ASP/mmn du 28 août pris par le sous-préfet de Fissel.
Dans leur requête, les demandeurs évoquent un détournement de pouvoir. Selon eux, l’interdiction administrative ne repose sur aucun élément objectif.
Pour appuyer leur dossier, ils invoquent la jurisprudence du 11 juin 2026 : un arrêt de la Chambre administrative de la Cour suprême rendu dans l’affaire opposant le Regroupement des ferrailleurs du Sénégal à l’État, par lequel la haute juridiction avait annulé une interdiction similaire de manifester.
Conformément aux procédures administratives d’urgence, la décision du juge des référés est attendue d’ici le 5 septembre. Les requérants sollicitent l’annulation pure et simple de l’arrêté ainsi que toute mesure propre à faire cesser cette atteinte à la liberté de réunion.