L’heure des choix a sonné après les ambitions affichées par le président Bassirou Diomaye Faye et la création de son parti, Kiiray. Selon le député Cheikh Bara Ndiaye, les chargés de mission sont désormais sommés d’afficher publiquement leur appartenance politique sous peine de limogeage.
« Il y a quelques jours, Diomaye a réuni les chargés de mission au Palais pour les avertir. Ceux qui ne rejoindront pas son parti d’ici deux mois seront limogés », a déclaré le parlementaire face au journaliste Ahmed Aidara.
En octobre 2024, le président Bassirou Diomaye Faye avait nommé à ces postes plusieurs jeunes coordonnateurs et vice-coordonnateurs départementaux issus du parti Pastef.
L’objectif officiel était d’assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques sur le terrain et de coordonner l’action du gouvernement.
Une manœuvre, poursuit le député, voire une stratégie permettant au chef de l’État d’enrôler ces jeunes au sein de Kiiray « C’est son souhait. Il veut juste connaître leur position », affirme-t-il.
Pourtant, le 22 juin dernier, Salimata Dieng, alors chargée de mission, avait été limogée. Cette sanction faisait suite à une publication sur Facebook où elle plaidait pour une plus grande implication des jeunes de Pastef dans la gestion du parti et des affaires publiques.
Privilèges et indemnités
Au nombre de plus de 60, ces agents sont nommés par décret présidentiel, arrêté ministériel ou décision du directeur d’un établissement public. Aujourd’hui, la question de leur véritable utilité pour la population reste entière.
Les chargés de mission ne perçoivent pas un salaire indiciaire de la fonction publique, mais une indemnité forfaitaire mensuelle. Auparavant fixée à 300 000 FCFA, cette rémunération s’élève généralement aujourd’hui à 500 000 francs CFA par mois après avoir été revalorisée.