La persistance de la crise électrique suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique. Dans son édition du mercredi 23 septembre, le journal Yoor-Yoor Bi titre « Senelec sous quatre feux » et remet en question l’action du gouvernement mené par Bassirou Diomaye Faye ainsi que celle du ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf.
Le quotidien dresse une liste des difficultés majeures qui impactent la société nationale d’électricité : l’arrêt de plusieurs centrales clés, l’indisponibilité des 200 MW de la centrale flottante Karpowership, les contraintes techniques liées à l’usage du gasoil, ainsi que des flux de trésorerie tendus pour l’achat de combustible. Ces facteurs sont aggravés par une hausse saisonnière de la demande de consommation due aux fortes chaleurs.
Face à ces urgences opérationnelles, la Senelec concentre ses efforts sur la maintenance des infrastructures et la sécurisation de ses approvisionnements pour limiter les délestages. En conclusion, le média soulève la question de l’adéquation entre les engagements de souveraineté énergétique du pouvoir actuel et sa capacité d’anticipation face aux crises sectorielles.