Hier, mardi, les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI) ont organisé une rencontre virtuelle entre le gouvernement du Sénégal et l’ensemble de ses créanciers. Cette réunion visait à préparer la restructuration de la dette du pays, suite aux annonces du Premier ministre, Al Amine Lo, lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale.
Parmi les bailleurs de fonds, la Chine se place en pole position en détenant environ 9 % de la dette extérieure du pays. Elle est suivie par la France, l’Inde, le Royaume-Uni, le Koweït, l’Allemagne et le Japon. En revanche, aucune information n’a filtré jusqu’ici concernant le nombre de banques privées auprès desquelles le Sénégal a emprunté de l’argent.
Un scénario à la zambienne ou tchadienne
Avec un niveau d’endettement atteignant 130 % de son PIB, l’État du Sénégal va devoir emprunter la même voie que la Zambie ou le Tchad. L’objectif est de restructurer sa dette libellée en euros et en dollars, conformément aux exigences imposées par l’institution internationale. C’est dans cette optique que s’est tenue cette réunion d’information avec les créanciers, afin de définir les leviers de négociation.
Dès lors, plusieurs options s’offrent au gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye pour alléger la charge financière sont l’ allongement des délais de remboursement, la baisse des coupons et la diminution des intérêts versés aux détenteurs d’obligations.
Selon les informations de la journaliste Léa-Lisa Westerhoff, l’objectif prioritaire du gouvernement reste avant tout d’obtenir plus de temps pour rembourser ses échéances.