Bien qu’elle ait initié la commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation des mécanismes financiers de type Total Return Swap (TRS), l’opposition Takku Wallu, dirigée par Aïssata Tall Sall, a boycotté jusqu’ici les séances d’audition qui ont démarré le 5 octobre dernier.
« Cette initiative vise à faire toute la lumière sur les engagements pris par l’État. Le gouvernement doit fournir des informations claires, complètes et prouvées, notamment à travers l’accès aux documents contractuels », avait pourtant déclaré Me Sall.
Le 30 mars dernier, la députée Aïssata Tall Sall avait annoncé le dépôt d’une demande de commission d’enquête parlementaire sur les emprunts de 426 milliards de francs CFA contractés via le mécanisme du TRS. Portée par l’opposition, cette proposition d’enquête a été unanimement ratifiée à l’Assemblée nationale, recevant notamment le vote des députés de la majorité parlementaire, Pastef-Les Patriotes.
Malheureusement, le 5 octobre, lors de l’ouverture des auditions de la commission, aucun député du groupe de l’opposition n’était présent.
Selon la présidente du groupe Takku Wallu, l’enjeu était pourtant constitutionnel. Il s’agissait de restaurer la mission de contrôle de l’Assemblée nationale, qu’elle estimait « bafouée par un exécutif qui aurait agi sans information préalable des députés ».