En raison du refus de l’exécutif d’encadrer les fonds spéciaux, d’une orientation budgétaire floue et d’une opacité dans la gestion des deniers publics, la commission des finances de l’Assemblée a finalement rejeté le projet de loi de finances rectificative (LFR).
Face à ce blocage, le groupe parlementaire majoritaire exige une totale transparence sur la situation financière héritée notamment la dette ainsi que sur les priorités d’investissement et les dépenses sociales.
Les députés contestent également ce projet de LFR en raison d’un déficit budgétaire fixé à 7,6 % du PIB, alors que des négociations sont en cours avec le FMI.
Le texte prévoit en effet une baisse, voire une suppression progressive, des subventions sur les produits pétroliers ; une mesure jugée inacceptable par les parlementaires. En refusant le texte en l’état, ils réclament un encadrement strict et une transparence accrue sur la gestion des fonds spéciaux et politiques de la Présidence.