Alors que la situation est extrêmement tendue entre le gouvernement et le Parlement concernant le budget fédéral belge de 2027, le Premier ministre, Bart De Wever, a décidé de présenter sa démission au roi.
« Le Roi tient sa décision en suspens et entamera dès demain des consultations avec les présidents de partis des différents partenaires de la majorité. Le Roi déplore l’absence d’accord visant à doter le pays d’un budget crédible et à la hauteur des défis actuels », a souligné le Palais royal dans un communiqué.
Une situation similaire s’était déjà produite en 2025, une époque où l’hypothèse d’une démission avait finalement été écartée par le roi Philippe. Bart De Wever dirige depuis février 2025 une coalition de cinq partis ancrée au centre-droit.
Aujourd’hui, le chef du gouvernement réclame un plan d’austérité massif de 10 milliards d’euros d’ici à 2029 afin de ramener le déficit public de la Belgique sous la barre des 3 % du PIB, contre plus de 5 % actuellement.
Face à ces exigences, les partis de gauche et du centre de la coalition (tels que Vooruit et Les Engagés) demandent une contribution fiscale accrue des plus hauts revenus, invoquant le principe des « épaules les plus larges ».
À l’inverse, le Premier ministre (N-VA) et les libéraux francophones du Mouvement Réformateur (MR) s’opposent fermement à toute nouvelle taxation notamment une hausse de la TVA qu’ils jugent néfaste pour l’inflation et la croissance.
Ils privilégient plutôt des coupes sombres dans les dépenses publiques, en particulier dans le secteur de la santé.
Pour rappel, lorsqu’un Premier ministre démissionne, le Roi ne choisit pas le prochain gouvernement selon ses préférences personnelles.
Il consulte l’ensemble des présidents de partis, puis charge un leader politique de former une nouvelle coalition sur la base d’une majorité parlementaire viable.