À la veille d’un scrutin indicatif décisif au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambition internationale de Macky Sall vire au naufrage diplomatique. L’ancien président sénégalais, présenté comme le « candidat de Diomaye », plafonne à seulement 9 % dans le sondage « UN80 » et se retrouve avant-dernier. Une situation que la une de Yoor-Yoor Bi résume sans détour : « À 9 %, Macky Sall s’écroule déjà au Palais de Verre ».
Le journal souligne que le soutien tonitruant du président Bassirou Diomaye Faye n’a pas suffi à lever les réticences internationales. Macky Sall subit le retour de bâton de son bilan en matière de droits humains, un fardeau que les chancelleries n’ont pas oublié. Dans cette course, il se retrouve écrasé par le diplomate guyanais et directement menacé par l’entrée en scène de l’Ougandais Olara Otunnu.
Le premier scrutin de paille, prévu ce 30 juillet, s’annonce donc comme un test grandeur nature. Alors que le processus s’ouvre, l’ancien chef de l’État sénégalais s’enfonce dans une impasse diplomatique. Yoor-Yoor Bi dresse le portrait d’une candidature qui, loin de capitaliser sur l’appui de Dakar, révèle déjà ses faiblesses structurelles sur la scène onusienne.
Cette une illustre le contraste entre l’ambition affichée et la réalité des rapports de force internationaux. Macky Sall, qui avait misé sur le label « candidat de Diomaye » pour redorer son blason, se retrouve aujourd’hui en position de faiblesse avant même le premier vote formel.