La gestion du programme « Un étudiant, un ordinateur » est au cœur d’une tempête politique et financière majeure. Les députés du parti Pastef ont officiellement déposé une proposition de commission d’enquête parlementaire pour lever le voile sur des anomalies massives entourant ce dispositif.
Évalué à près de 48 milliards de FCFA, le projet accumule les zones d’ombre administratives et bancaires.L’énigme des comptes cachés et des fonds flousLe cœur du dossier révèle des écarts comptables vertigineux qui suscitent l’incompréhension des enquêteurs :13 comptes bancaires et sous-comptes ont été identifiés par les députés.
Trois comptes seulement figuraient pourtant de manière officielle sur le procès-verbal de passation de service. Deux milliards de FCFA dorment dans un fonds de garantie logé à Ecobank, sans aucune visibilité sur son origine réelle, son mode de gestion ou son utilité actuelle.Une enquête aux ramifications ministérielles étenduesFace à l’ampleur des soupçons, l’investigation parlementaire ne compte épargner personne.