Après les réformes judiciaires engagées pour alléger la souffrance des détenus, l’administration pénitentiaire a annoncé dans un communiqué l’interdiction de la fouille à nu des détenus à l’admission dans les établissements.
« De façon générale, elle est humiliante, dégradante et porte atteinte à la dignité humaine, quel que soit l’impératif de sécurité visé. Pour cette raison, elle doit s’effectuer avec tact, sans brutalité, dans une parfaite correction et dans le respect de la dignité de la personne humaine », a-t-on lu dans une note.
Avant de poursuivre : « Cependant, constat a été fait que, dans la pratique, les différentes fouilles effectuées comme la fouille par palpation, la fouille à nu, la fouille des locaux ou des colis méritent d’être plus humanisées, en particulier celle à nu. »
En effet, la fouille est une mesure de sécurité nécessaire pour protéger le personnel pénitentiaire, les détenus et les usagers de la prison contre l’introduction d’objets ou de produits prohibés.
Elle est prévue au plan national par les articles 135 et 177 du décret 2001-362 du 4 mai 2001 (modifié) relatif aux procédures d’exécution et d’aménagement des sanctions pénales, et au niveau international par les règles 50 à 52 de l’Ensemble de règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus, appelées « Règles Mandela.»