Le Conseil constitutionnel a un nouveau chef. Après avoir été nommé pour remplacer feu Mamadou Badio Camara, Ousmane Diagne s’est installé dans ses nouvelles fonctions à la tête de la plus haute juridiction du pays.
Lors de sa cérémonie de prestation de serment, le magistrat s’est engagé à défendre les valeurs et les principes démocratiques. Parlant de la solidité de nos institutions, il est largement revenu sur le rôle d’un juge du Conseil.
« Il ne gouverne pas. Il ne légifère pas. Il ne juge pas de l’opportunité des choix politiques. Il dit simplement le droit. Le Conseil constitutionnel n’a pas vocation à gouverner ou à arbitrer les choix politiques », a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter : « Les institutions ne tirent pas leur force de la puissance des hommes, mais de la loyauté avec laquelle ceux-ci les servent. Le Conseil constitutionnel est de ceux-là, où l’on ne peut entrer qu’avec humilité. La fonction impose avant tout retenue, discernement et sens du devoir. »
Au Sénégal, l’organisation, le fonctionnement et les attributions du Conseil constitutionnel sont régis par la Constitution et encadrés par la loi organique n°2016-23 du 14 juillet 2016.
Cette haute juridiction veille à la régularité des élections, proclame les résultats et s’assure de la conformité des lois à la Constitution.