Le Cabinet civil de la Présidence de la République de Guinée a annoncé le retour à Conakry, ce vendredi 14 août 2026, de Son Excellence Mamadi Doumbouya, Président de la République et Chef de l’État, après son congé annuel.
Parti le lundi 3 août 2026 de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry, le chef de l’État s’était rendu en Grèce pour un séjour privé de quelques jours en famille. Il s’agissait, selon la Présidence, du premier congé annuel officiellement annoncé par un président guinéen, présenté comme une démarche de transparence après plusieurs années d’activité intense au service de l’État. Le départ avait été salué par le Premier ministre Amadou Oury Bah, des hauts responsables militaires, des membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique.
Quelques heures après son envol, l’état-major général des armées, par la voix du général Ibrahima Sory Bangoura, avait réaffirmé la loyauté des forces de défense et de sécurité envers le président, les institutions et le peuple guinéen, tout en appelant la population à ne pas céder à la désinformation et à poursuivre sereinement ses activités.
Le 6 août, depuis un yacht en Grèce, Mamadi Doumbouya avait publié des photos en compagnie de son épouse et adressé un message à la Nation. Il y évoquait « un bref moment de répit, entouré des miens, avant de reprendre pleinement le rythme de nos chantiers nationaux », tout en assurant que « la Guinée avance, ses institutions fonctionnent » et que rien ne détourne sa détermination à conduire le pays vers les objectifs fixés pour le bien-être des populations.
Ce congé a suscité de nombreux commentaires et spéculations en Guinée et à l’étranger, notamment autour de la santé du chef de l’État, dans un contexte où des absences antérieures avaient déjà alimenté des interrogations. Des sources non officielles ont évoqué d’éventuelles escales médicales (Chypre notamment), informations non confirmées par la Présidence, qui a maintenu le récit d’un simple séjour de repos familial.
Le retour annoncé ce 13 août met fin à une absence d’une dizaine de jours. Il intervient alors que les institutions ont continué de fonctionner et que le président avait été habilité, juste avant son départ, à légiférer par ordonnances pendant les vacances parlementaires.
Ce retour est attendu comme le signal de la reprise pleine et entière des activités présidentielles et de la poursuite des réformes engagées dans le cadre de la Ve République.