La Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Ziguinchor a mené, entre le 14 et le 17 août 2026, une opération qui a conduit à l’interpellation de douze personnes poursuivies pour association de malfaiteurs et actes contre nature. Dans certains comptes rendus, le chef d’accusation de transmission volontaire du VIH est également mentionné.
Tout a commencé par une intervention ciblée dans le quartier Périsac . Les gendarmes y ont arrêté Mamadou Ndoye, dit « Momo », un coiffeur très suivi sur TikTok. L’exploitation de son téléphone portable a permis de découvrir des vidéos d’ébats sexuels le mettant en scène. Face aux enquêteurs, il a reconnu les faits, évoqué son statut de « Yoss » et cité plusieurs partenaires.
Les investigations se sont ensuite étendues. Onze autres personnes ont été interpellées. Parmi elles figurent, selon des sources proches de l’enquête, des tailleurs dont un surnommé Papi, des commerçants, un conducteur de moto-taxi Jakarta alias Baba, un cuisinier, un agent de la société Sonatel, un élève, un étudiant, un conducteur de taxi, un infirmier de l’hôpital de la Paix de Ziguinchor, et d’autres. Tous ont été entendus séparément, puis confrontés aux données extraites de leurs téléphones (conversations WhatsApp, images et contenus à caractère sexuel). Ils auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés.
Des tests de dépistage du VIH ont été réalisés sur une base volontaire. Les résultats ont indiqué que cinq des douze personnes sont séropositives.
Les suspects ont été déférés devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Ziguinchor. Selon des informations plus récentes notamment celles relayées par CMG et Libération, Mamadou Ndoye et plusieurs autres ont été écroués. Ils doivent comparaître devant le tribunal des flagrants délits de Ziguinchor le 8 septembre prochain.