La dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s, passée de B1 à Caa2 alors qu’une délégation du FMI séjourne à Dakar, suscite de vives interrogations. Selon l’économiste Meïssa Babou, qui prône pour le maintien du PRES d’ Ousmane Sonko, l’objectif est d’imposer une restructuration de la dette au pays.
La signature financière du Sénégal ne cesse de se détériorer. Cette fois-ci, l’agence de notation a relégué le pays dans une catégorie de risque élevé, une décision qui coïncide stratégiquement avec l’arrivée du FMI à Dakar.
« Il faut comprendre qu’entre le FMI, les agences de notation, les pays européens et la Banque mondiale, il s’agit d’une nouvelle forme de colonisation économique », soutient l’économiste. Selon lui, le but recherché est d’imposer au Sénégal une restructuration de sa dette.
« Le Sénégal n’a pas accepté de se plier à ces exigences. En conséquence, les agences de notation continuent de ternir l’image financière du pays. Si le FMI refuse de signer un accord sous prétexte que la dette atteint 132 % du PIB, on peut se demander s’il ne se fait pas le complice de l’ancien système. »
Face à cette situation, l’économiste préconise la poursuite de la politique de redressement budgétaire engagée par le Premier ministre Ousmane Sonko à travers le PRES.
« Celle-ci repose sur l’augmentation des recettes fiscales, la réduction des dépenses publiques, la mutualisation des agences de l’État et la renégociation de certains contrats afin d’accroître les ressources publiques », conclut-il.