Neuf membres du Collectif des impactés du Train Express Régional (TER) ont été arrêtés hier devant l’Assemblée nationale. Cette interpellation est survenue alors qu’ils s’apprêtaient à tenir un sit-in en marge de la Déclaration de politique générale (DPG).
Selon un communiqué du secrétariat du FRAPP, ces manifestants réclament le respect des engagements pris envers les familles déplacées. Leurs exigences portent notamment sur le paiement intégral des indemnités et la mise en œuvre des mesures d’accompagnement social.
De plus, le collectif exige un audit de l’APIX et du projet TER. Il réclame également la finalisation et la publication des listes de relogement pour les sites du Lac Rose et de Sébikotane.
Par le passé, le collectif avait déjà déposé une plainte auprès de la Banque africaine de développement (BAD). Cette démarche faisait suite à un rapport du Mécanisme indépendant de recours (MIR) de l’institution, qui avait initialement validé le financement de la deuxième phase du TER.
Après vérification, la direction de la BAD avait exhorté le gouvernement sénégalais à respecter les exigences de sauvegardes environnementales et sociales, et à appliquer l’ensemble des recommandations. Malgré ces directives, les personnes impactées restent confrontées à l’inertie des autorités depuis maintenant sept ans.
Pour rappel, les autres revendications du collectif incluent le traitement de 1 534 dossiers litigieux, l’octroi de 2 523 parcelles pour le relogement des ménages touchés, ainsi que la réévaluation du barème foncier appliqué sur le corridor du TER.