Informer en toute vérité les Sénégalais sur l’exploitation de leurs ressources naturelles est un devoir absolu de transparence. Tel n’est pourtant pas le cas après lés renégociations entamées dans le projet Yakaar Teranga, qui fait partie des cinq blocs offshore à évaluer suite au protocole d’accord signé entre le gouvernement et la société italienne Eni.
Selon l’ancien directeur général de Petrosen, Alioune Gueye , qui a révélé l’information, il s’agit plus précisément du bloc SN07M implicitement mentionné dans le récent communiqué du ministère de l’Énergie et du Pétrole.
« Yakaar-Teranga n’a besoin d’aucune nouvelle évaluation. Elle a déjà été faite à travers des années d’études techniques, de données sismiques, de rapports d’ingénierie et de travaux d’ingénierie d’avant-projet détaillés (FEED) menés avec des partenaires internationaux de premier plan », a-t-il précisé.
Cette mise au point survient alors que le président Bassirou Diomaye Faye lors de son déplacement à Washington, a reçu une délégation de Komos Energy , entreprise qui s’est pourtant retirée du dossier en avril 2026.
Cette situation pousse l’ancien directeur, Alioune Guèye, à s’interroger sur une possible réouverture du dossier au profit d’un nouvel acteur étranger, sous le prétexte d’un simple protocole d’accord pour des études.
« Pourquoi alors Petrosen ne pourrait-elle pas en être l’opérateur à 100 %, puisque le travail technique est déjà finalisé ? Le président Bassirou Diomaye Faye et le ministre doivent des comptes au peuple sénégalais », a-t-il conclu.