La politique est, le plus souvent, un facteur de division. C’est précisément le scénario qui se dessine aujourd’hui au vu des divergences qui existent désormais entre ex-détenus politiques. Si certains ont décidé de rejoindre la mouvance présidentielle, d’autres, à savoir le bureau national du CODEPS, dénoncent la création de structures parallèles.
L’affaire des détenus politiques ayant rejoint le parti « Kiiraay » suscite une polémique marquée par ledésaveu du bureau national du Collectif des détenus politiques du Sénégal (CODEPS).
« Un petit groupe d’ex-détenus politiques a décidé de constituer une structure parallèle, dont l’objectif affiché est désormais de soutenir la mouvance présidentielle », a-t-on pu lire dans le communiqué publié par le CODEPS.
Ces actes posés par des ex-détenus sont perçus par le collectif comme une tentative de division orchestrée ou encouragée par le pouvoir, alimentant ainsi des accusations de favoritisme.
« Le mode opératoire de ce groupe semble d’une simplicité déconcertante : s’attaquer au PASTEF, multiplier les attaques contre ses responsables et travestir les faits dans l’espoir de s’attirer les faveurs du pouvoir en place », a-t-il été précisé.