Le gouvernement prévoit de saisir le Conseil constitutionnel pour contester la loi sur la santé en milieu carcéral, en invoquant une charge financière excessive. L’annonce a été faite par le député Cheikh Faye lors d’un point de presse, organisé hier par le groupe parlementaire du parti PASTEF-Les Patriotes.
La majorité parlementaire a décidé d’examiner en séance plénière la proposition de loi n°39/2026 relative à la santé en milieu carcéral, et ce, malgré l’opposition de l’exécutif manifestée lors des travaux en commission.
Selon le député Ayib Daffé, le ministre de la Santé a introduit huit amendements en motivant son refus par le coût exorbitant des dépenses. D’après les parlementaires, ce blocage constitue un obstacle à l’amélioration des conditions de détention ainsi qu’au renforcement du pouvoir d’initiative de l’Assemblée nationale.
Pourtant, l’objectif principal de ce texte était, selon le porte-parole du jour, d’améliorer la prise en charge médicale des détenus. Il visait notamment à doter les prisons de plateaux techniques adaptés et à garantir des soins spécifiques pour les troubles mentaux et les personnes en situation de handicap.