Le Sénégal doit désormais sécuriser son programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette démarche doit s’appuyer sur une consolidation budgétaire crédible et sur une stratégie nationale de gestion de la dette, alignée avec un consensus sur sa viabilité. C’est la position défendue par Abdourahman Sarr, ancien ministre de l’Économie, concernant le bras de fer qui oppose l’Exécutif au Législatif au sujet de la Loi de finances rectificative (LFR) et de la question de la dette.
Selon l’ancien ministre, le compromis entre l’Exécutif, le Législatif et le FMI pourrait reposer sur quatre leviers majeurs : la LFR, le PRES, la LFI et la DPG.
« Les investissements publics prévus atteignent 2 249 milliards de FCFA, contre 1 472 milliards réalisés en 2025, soit une hausse de plus de 50 %. Une programmation fondée sur l’exécution effective devrait permettre de financer des subventions à l’énergie plus élevées que prévu », a-t-il chiffré en prônant pour une LFR sincère.
Le cadrage du PRES
En ce qui concerne le PRES, Abdourahman Sarr estime que les dépenses ne devraient être engagées qu’au second semestre, en fonction du niveau de mobilisation des recettes correspondantes.
« En 2026, ces recettes doivent d’abord servir à financer la décision de subventionner les produits énergétiques, afin de maintenir le déficit de 2026 au niveau prévu. Le Législatif ne devrait pas considérer les investissements du PRES comme intouchables », a-t-il expliqué.
En conclusion, il a rappelé que la Déclaration de politique générale (DPG) de 2024 d’Ousmane Sonko avait fait la synthèse de ces enjeux, comme il l’avait lui-même souligné dans sa contribution intitulée « Le Cap et la Méthode, La Transformation Systémique ».