La transparence et la reddition des comptes sont au cœur de l’action du président de la République.C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, lors de l’ouverture du séminaire international sur les lanceurs d’alerte, en dépit des controverses entourant le contrôle des fonds spéciaux.
Cette déclaration interpelle, alors que le Conseil constitutionnel a récemment rejeté la proposition de loi de la majorité parlementaire visant à encadrer ces fonds spécifiques.
« Le Président de la République a placé la transparence et la reddition des comptes au cœur de son action. C’est ainsi qu’en 2025, notre pays s’est doté d’un arsenal juridique ambitieux destiné à moraliser la vie publique », a affirmé le garde des Sceaux.
Selon lui, la Constitution impose de lutter contre la corruption et de faire respecter le bien public.
Il a ajouté : « L’individu qui signale une fraude ou un détournement s’expose à des représailles. Bien souvent, il met en jeu sa sécurité personnelle au service d’un intérêt supérieur. Il ne fait pourtant qu’accomplir son devoir de citoyen. Notre Constitution le charge, expressément, de contribuer à la lutte contre la corruption et de faire respecter le bien public. »
Toutefois, dans sa décision n° 2/C/2025 du 25 juillet 2025, le Conseil constitutionnel du Sénégal (les « 7 Sages ») a censuré les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui prévoyaient la comparution obligatoire des personnes convoquées par une commission d’enquête.
S’appuyant sur cette censure, plusieurs autorités et personnalités de l’ancien régime ont catégoriquement refusé d’être entendues au sujet de leur gestion passée.