C’était prévisible. Et, le rest En France, après trois mois de débats intenses, l ’Assemblée nationale a rejeté la première partie du projet de loi de finances pour 2027, et par conséquent l’ensemble du texte, en première lecture.
Un rejet provoqué par le vote défavorable des députés, par 458 voix contre, 0 pour, sur la partie recettes (P1) du texte.
Ce rejet massif s’explique par plusieurs facteurs, Car, selon des voix de l’opposition, le texte initial du gouvernement a été lourdement modifié par des amendements avec des suppressions de mesures d’économies sur les retraités ou les collectivités, retrait de la surtaxe sur les grandes entreprises, ajout de taxes diverses comme la taxe Zucman pour la gauche ou le prêt à taux zéro pour le RN.
Selon le ministre chargé des Comptes publics, David Amiel la version du budget issue des débats aurait porté le déficit budgétaire de l’État à 177,1 milliards d’euros, soit 20,7 milliards d’euros de plus que dans le projet initial du gouvernement.
Également, le déficit public aurait ainsi atteint 5,9 % du PIB, contre les 5% initialement visés, d’où rejet à l’unanimité des suffrages exprimés.