Invité de l’émission Faram Facce, diffusée le 28 octobre 2026 sur la TFM, l’ancien ministre de la Jeunesse Pape Malick Ndour a été interrogé sur l’affaire Pape Abdoulaye Touré. Face à la question, il a choisi de ne pas s’exprimer sur le fond, répondant simplement : « Je préfère… », avant d’esquiver le sujet.
L’intervention intervient alors que le dossier lié aux violences dénoncées par Pape Abdoulaye Touré a pris une tournure judiciaire importante. Le militant de Pastef affirme avoir été arrêté, séquestré, agressé et menacé de mort dans la nuit du 2 au 3 juin 2023, près de son domicile, par des hommes se présentant comme des agents de sécurité de Pape Malick Ndour.
Pour rappel, Pape Abdoulaye Touré a déposé plainte en septembre 2024 auprès du parquet de Dakar pour des actes de torture, une séquestration et un enlèvement illégal. Après deux ans d’enquête menée par la Section de recherches de Colobane, le parquet de Dakar a ouvert une information judiciaire et procédé à une co-saisine des premier et deuxième cabinets d’instruction.
Dans l’optique de clarifier les faits, quatre personnes ont été interpellées : deux vigiles qui travaillaient à l’époque pour Pape Malick Ndour et deux agents du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).Les qualifications retenues dans le dossier incluent l’association de malfaiteurs, la torture et des faits qualifiés de crime contre l’humanité pour la période du 1er février 2021 au 25 février 2024.Sa mention dans la plainte ne signifie pas qu’il soit inculpé à ce stade de la procédure.
Son refus de commenter l’affaire dans Faram Facce contraste toutefois avec l’attention publique suscitée par l’instruction, alors que les personnes mises en cause contestent les faits qui leur sont reprochés.La suite du dossier dépendra désormais des auditions et des investigations des juges instructeurs, chargés d’établir les responsabilités individuelles et les circonstances des faits dénoncés.