Par une lettre datée du 3 novembre 2026, le président de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale a exigé le retrait pur et simple du projet de budget 2027 (LFI), selon un communiqué du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.
Après le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par les députés — par 109 voix contre et 20 pour —, la Conférence des présidents s’est réunie pour programmer l’examen de la Loi de finances initiale (LFI) 2027.
Finalement, le président de la commission des Finances, Alphonse Mané Sambou, a adressé une demande de retrait au gouvernement, signifiant l’intention de la majorité de ne pas voter le texte de 2027.
Cette fronde fait suite au rejet successif, par la même majorité parlementaire, du projet de LFR 2026, traduisant un désaccord profond avec les orientations économiques de l’exécutif.
De son côté, le gouvernement rejette l’argument technique avancé par l’Assemblée nationale selon lequel le rejet de la LFR 2026 bloquerait l’examen de la LFI 2027.
Pour l’exécutif, ce bras de fer dépasse l’enceinte de l’hémicycle et menace la stabilité sociale du pays.
Le ministère dénonce des « manœuvres d’obstruction » qui mettent en péril des chantiers prioritaires : la relance économique, l’apurement des arriérés de paiement, le soutien aux populations vulnérables et les engagements pris vis-à-vis des syndicats dans le cadre du Pacte de stabilité sociale.