Le nouveau ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Idrissa Samb, fait face à une vague de critiques. Ce matin, le personnel du Lycée technique industriel Maurice Delafosse (LTID) a organisé un sit-in pour s’opposer fermement à la nomination du nouveau proviseur, dénonçant un manque total de transparence dans le processus de sélection.
Selon un communiqué transmis à la presse, le personnel accuse le ministre d’avoir délibérément bafoué les critères d’éligibilité fixés pour ce poste. En effet, l’autorité de tutelle a nommé un agent de l’administration centrale, professeur d’histoire et de géographie de formation, n’ayant jamais exercé au sein d’une structure de formation professionnelle et technique.
Les grévistes rappellent qu’un précédent fâcheux avait déjà installé un climat de méfiance dans l’établissement :
« « Une situation similaire s’était déjà produite pour le poste d’intendant, en remplacement de M. Gilbert Fall, admis à la retraite. Un collègue de l’établissement avait d’abord été nommé intendant par intérim, avant d’être brutalement remplacé par un agent du ministère. Ces deux décisions successives ont été accueillies avec une profonde surprise par la communauté éducative. »
Une contradiction avec les engagements du ministère
Cette décision suscite d’autant plus l’incompréhension qu’elle contredit directement les règles fixées par le ministère lui-même. Dans son propre appel à candidatures, l’autorité administrative avait garanti que le choix des dirigeants reposerait sur « une procédure de sélection transparente et démocratique », comprenant une étude des dossiers, une présélection rigoureuse et un entretien devant un comité dédié.
Face à ce qu’il qualifie de reniement, le personnel exige le réexamen immédiat du décret de nomination du nouveau proviseur du LTID, la mise en place d’un véritable plan de carrière pour les agents du secteur et la création d’un vivier de cadres spécifiquement issus de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.