Entre l’influence des lobbies du FMI, le rôle des puissances étrangères et la gestion d’une dette publique à restructurer, le leader de Pastef, Ousmane Sonko a profité des coulisses de son point de presse pour révéler les véritables raisons de son limogeage de la Primature.
Cette éviction de l’exécutif est loin de se résumer à une simple guerre d’ego entre deux hommes. Il s’agit avant tout d’un choc idéologique, illustrant la résistance d’un système qui tente d’empêcher une rupture radicale avec les anciennes pratiques.
C’est dans ce contexte que l’actuel président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a évoqué pour la première fois les enjeux profonds qui ont mené à son divorce politique avec le président Bassirou Diomaye Faye.
Face aux journalistes, il a clarifié les raisons de cette séparation en exposant les défis institutionnels, économiques et politiques posés par la question de la dette.
« Ni le ministre des Finances Cheikh Diba ni l’ancien ministre de l’Économie Abdourahman Sarr n’étaient favorables à une restructuration classique ou forcée de la dette. Seul l’actuel Premier ministre y était favorable », a-t-il révélé, avant de préciser que des négociations auraient déjà été entamées sans son approbation.
Par ailleurs, depuis les révélations sur la dette publique désormais évaluée à 130 % du PIB , le Fonds monétaire international (FMI) et plusieurs partenaires stratégiques, notamment les États-Unis, font pression pour engager le Sénégal dans le Cadre commun de restructuration.
Malgré ces contraintes, le président du Pastef affirme avoir trouvé une alternative financière de près de 2 milliards de dollars soit plus de 1 000 milliards de FCFA . Ce montage, combinant financements concessionnels et investissements, intègre notamment un projet de centre d’affaires sur le site de Mermoz, récemment libéré par l’armée française.
S’agissant du Plan de redressement économique prôné, Sonko évoque un sabotage malgré les 312 milliards récoltés pour le gouvernement.
« Chacun cherchait à se positionner sur l’Est. Pour les jeux de hasard, les outils de prévision sont boycottés. Le PRES a connu des contre-performances à cause des lobbies sur les prestataires et les fournisseurs. Pourtant, j’avais tout bloqué. » a-t-il conclu.