Après ses propos polémiques, perçus par certains comme une incitation à « éliminer » Ousmane Sonko, le membre fondateur de Kiraay a finalement réagi pour tenter de se justifier.
« Lorsque j’ai affirmé qu’il fallait « arrêter » Monsieur Ousmane Sonko, je faisais exclusivement référence à la nécessité de faire obstacle, par les voies politiques et démocratiques, aux initiatives que je considère comme des facteurs de blocage de l’action publique », a-t-il expliqué.
Avant d’ajouter : « Je visais notamment la mobilisation citoyenne et la compétition électorale, à l’occasion des prochaines échéances législatives et municipales. »
Selon l’ancien ministre sous Macky Sall, cette démarche politique, ouverte et pacifique, ne saurait être assimilée à une quelconque entreprise de déstabilisation ou à un projet « criminel ».
Il est évident que cette « tentative de clarification » tardive n’est rien d’autre qu’un recul tactique sous la pression. Pris de court par l’indignation populaire et la riposte légitime du parti PASTEF-Les Patriotes, l’intéressé a mesuré la portée désastreuse de ses mots.
Viser publiquement le Président de l’Assemblée nationale — deuxième personnalité de l’État — en appelant à l’« éliminer » ou à l’« arrêter », constitue un acte d’une gravité inouïe dans une démocratie. Dans un État de droit, de telles déclarations dépassent largement le cadre de la joute politique : elles frôlent l’incitation à la violence et à la déstabilisation des institutions. Se retrancher a posteriori derrière des figures de style ou le langage métaphorique ne saurait effacer la menace initiale.
Pour l’équité et la fin de l’impunité : la Justice doit saisir l’affaire
Ce rétropédalage opportuniste ne doit en aucun cas servir de passe-droit. La justice doit être saisie et se prononcer en toute indépendance sur cette affaire.
Pour garantir la paix sociale et préserver l’espace démocratique de toute dérive verbale répréhensible, force doit rester à la loi. Il est impératif qu’un signal fort soit envoyé à l’ensemble de la classe politique : plus personne ne doit s’autoriser à tenir impunément des propos menaçants à l’encontre des autorités ou des acteurs politiques du pays.
Tout ça à cause de Diomay Ndeysaan
tay jii wax ji mu wax nii bou nekon si pays bu normaal tek nanu ko loxo yagg na
Je pense que le président le fait de dire du mal au président SONKO ne le dérange pas