Dans un contexte mondial où l’inflation continue de peser lourdement sur les ménages, le Sénégal fait figure d’exception. Depuis quelques jours, les Sénégalais constatent concrètement la baisse effective des prix de plusieurs produits et services de première nécessité : riz, huile, carburants, électricité et gaz butane. Une série de mesures annoncées et déjà appliquées par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, sous l’autorité du président Bassirou Diomaye Faye.
El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale et figure historique de PASTEF, a salué ces mesures dans une longue publication sur les réseaux sociaux : « Ce n’est pas le fruit du hasard, mais de choix politiques courageux et entièrement orientés vers l’intérêt du peuple sénégalais. » Il ajoute : « En dix-huit mois seulement, nous avons commencé à réparer ce qui a été abîmé pendant des décennies. »
Un contrôle rigoureux exigé si la majorité et sympathisants célèbrent cette « rupture », plusieurs voix y compris au sein même de la mouvance présidentielle insistent sur la nécessité d’un suivi strict. « Il ne suffit pas de baisser les prix à Dakar ou dans les boutiques témoins. Il faut que ces nouveaux tarifs soient appliqués partout, y compris dans les villages les plus reculés », témoigne Aminata Sow, commerçante à Thiès.
Le gouvernement a annoncé la mise en place prochaine d’une brigade nationale de contrôle des prix et la publication régulière d’un « baromètre des prix réels » dans chaque région.
Reste à savoir si cette dynamique pourra tenir sur la durée, notamment avec la baisse des recettes pétrolières attendue à moyen terme et la pression continue sur le franc CFA.