Le conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a tenu une réunion d’urgence mercredi 11 février, sous la présidence du recteur, le Professeur Alioune Badara Kandji. Au menu : la gestion de la crise sécuritaire survenue lundi 9 février au campus social, qui a coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence en Médecine.
Dans un communiqué publié jeudi, l’instance réaffirme son engagement prioritaire pour la sécurité des personnes et la protection des biens au sein de l’université. Face à ces événements tragiques, le conseil a délibéré et pris des mesures fermes pour apaiser les tensions tout en maintenant le bon fonctionnement de l’établissement.
Mesures phares adoptées
- Continuité pédagogique : Les activités d’enseignement et de recherche se poursuivront sans interruption, en respectant scrupuleusement le calendrier universitaire en cours de normalisation.
- Suspension des amicales : À titre conservatoire et jusqu’à nouvel ordre, toutes les amicales étudiantes sont suspendues, dans le but de restaurer un climat serein sur le campus.
Par ailleurs, plusieurs initiatives ont été lancées pour renforcer le dialogue et le soutien :
- La création d’un comité ad hoc chargé de proposer de nouvelles modalités de représentation étudiante au sein des instances universitaires.
- L’instauration de cellules d’écoute dédiées à l’accompagnement psychologique et social des étudiants, du personnel enseignant, de recherche et technique (PER et PATS).
Le conseil académique conclut en réitérant son attachement aux « principes fondamentaux de l’institution universitaire », notamment la quête de vérité et le respect des valeurs qui la guident. Cette position fait écho à la demande du Syndicat des enseignants du supérieur (SAES), qui plaide pour une « analyse froide des responsabilités » dans cette crise.
Ce drame ravive les tensions récurrentes au sein de l’UCAD, et ces décisions visent à prévenir de nouveaux incidents tout en favorisant un retour progressif à la normalité. Les autorités universitaires appellent à la collaboration de toutes les parties pour un campus plus sûr et uni.
Ramatoulaye Sow